29/02/2004

Art. 39 : Bande de détergents ! ;-)

Etudier les sciences apprend à adopter la méthode dite "scientifique" dans la manière d'observer et d'analyser les choses. Personnellement, ça m'a en outre apporté une certaine façon de voir le monde. Comme exemple, je vais exposer un phénomène chimique et le transposer dans les relations humaines en faisant un parallélisme.

Dans le monde des substances utilisées par l'homme, il y a celles que l'on classe sous le nom de "tensio-actifs", plus communément nommées détergents. La fonction de ces tensio-actifs, comme le dit leur nom, est d'agir sur la tension qui apparaît entre deux corps (liquides) non-miscibles, en la diminuant. Cet effet est dû au fait que ces substances ont la propriété d'être ambivalentes, c'est-à-dire qu'elles comportent un côté compatible avec le premier corps non-miscible, et un autre côté avec l'autre corps non-miscible. Bref, concrètement, c'est pour ça qu'on arrive à dégraisser notre vaisselle, car le détergent permet à l'huile et à l'eau de s'émulsionner. L'eau et l'huile ne se mélangent donc toujours pas, mais s'acceptent finalement l'un l'autre grâce à l'effet médiateur du détergent. Effet médiateur, voilà un mot-clé qui va me permettre de transposer cet exemple, à priori rébarbatif pour certains, vers les relations humaines, sociales.

Que ce soit par notre appartenance ethnique, religieuse, ou encore notre culture personnelle (celle que chacun acquiert à sa manière et vit au quotidien), nous sommes tous différents. Nous sommes comme cette eau et cette huile, têtus, sur nos positions. La tolérance est un apprentissage et peu d'entre nous le sont de façon innée. Mais heureusement, tout s'apprend, je crois qu'on est tous d'accord là-dessus. Heureusement aussi que nous sommes tous prêts à dire que le cerveau humain est tellement subjectif. Subjectif dans sa manière de trier les milliers d'information qui lui sont transmises chaque seconde par nos 5 sens, et subjectif donc dans sa manière d'interpréter les choses. Pourtant beaucoup d'entre nous continuent à croire qu'ils détiennent La Vérité et refusent d'accepter les autres, de se mélanger à eux. Tous les conflits, malentendus ou autres situations destructives sont générés sur base de notre subjectivité, et il faut toujours un médiateur pour permettre aux différentes parties de commencer à communiquer, d'échanger des informations, pour en arriver peut-être à mieux se connaître, et à moins se méfier dans le meilleur des cas. Personne ne détient La Vérité (en supposant qu'il y en ait une !). Tout ce que nous savons, ce sont nos réalités ; tout ce que nous avons, ce sont nos représentations personnelles que l'on a de la réalité.

Chaque personne raisonne donc à sa manière, mais sur le chemin de l'apprentissage de la tolérance, il est primordial de commencer par se dire qu'il y a du bon et du mauvais dans toute opinion. Ceci constitue une étape-clé, car c'est elle qui va nous permettre de prendre du recul, de nous remettre en question, et de voir la situation sous un autre angle.

La finalité est donc l'acceptation de l'autre : ne soyons ni huile ni eau ; soyons et l'huile et l'eau ; soyons des détergents. Il n'y a que de cette manière-là que le dialogue (l'échange d'informations) peut s'engager, et les différentes opinions, au lieu de se détruire, se mettent à s'enrichir.

L'idéal d'un monde parfait ? Non, sûrement pas, nous resterons pas moins des humains. Mais l'espoir concret d'un monde meilleur ? Pourquoi pas ? Après tout, si chacun adoptait ces lignes de conduite ? Soyons constructifs.

Hakannibal

PS : L'effet du détergent s'accentuant avec la chaleur, il est aussi important que les espaces de communication qu'on crée permettent des échanges chaleureux ;-).


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26/02/2004

Art. 38 : Zzzoyeux zzzanniverzzzaire Yel_Izzzzzz

Je vous présente Iz, Yel_Iz ;-). Un joyeux 23è anniversaire à cette charmante et intelligente amie de Paris, une des dernières que j'ai eu l'occasion de rencontrer et je suis loin de le regretter. Alors très chère, que penses-tu de ma pub ? M'accordes-tu le diplôme de marketing ? :-p. Robisous à toi et mets-toi au hip-hop, ça fera plaisir à certaines personnes de ton entourage ;-).

Hakannibal

PS : Quel profond et mystérieux regard !


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16/02/2004

Art. 37 : Semaine hip-hop (18) : Série de photos nostalgiques (9)

1997 toujours. J'adore cette photo, on était en plein délire car personne n'allait jusqu'à cette partie du château. Merci à Ali pour cette belle prise :-).

Pour clôturer cette semaine dédiée au Hip-Hop, voici un petit extrait de chanson. Ces paroles avaient été écrites lors d'une collaboration avec El Guerillero (de La Konspiration du Triple H) et M-Pro (à l'époque, de Flagrant Délit).

Titre : "Mets ça dans ton install'" (cassette "A nous la Victoire" de La Konspiration du Triple H, sortie le 20/05/2000).

2è couplet (Hakannibal / Hakannibal)

(Haydaaa)

Il est vrai qu'on en a écrit des parchemins,

On aura vraiment couru par tous les chemins,

Parcourus,

Partout les mêmes rues,

La même masse grisâtre où se rue parfois la cohue,

Mais rien ne mue,

Parmi ceux qui nous voient,

Ceux qui ne savent pas,

Se demandent "à quoi bon toute cette dépense d'énergie ?",

On fait tout ça à quel prix ?

Mais l'important, pourtant, c'est que le Hip-Hop nous a vraiment beaucoup appris,

Du self-contrôle, self-confiance, à l'ouverture d'esprit :

On peut se sapper classique, boire du Fristi,

Et être MC aussi, sapristi,

Mais pour toutes les heures prestées,

On n'a récolté,

Illico presto,

Que la raillerie des sourds, y'a des jours où on é été tristes dis,

En tous cas, que tous les jaloux qui s'avisent,

De refaire des démarches qui nous visent,

Qu'ils sachent que toute la clique ici n'a qu'une seule devise :

"Y'a que le Vrai qui unit ce que les faux divisent" (evet, ce que les faux divisent).

 

Refrain (Hakannibal / Hakannibal)

Mets ça dans ton install' et laisse agir le produit,

Capte la force qu'on induit,

Hey toi qui conduis,

On vit d'espoir qu'en Belgique le rap rapporte enfin,

Le métier d'MC nous fait encore mourir de faim / Les arts du Hip-Hop nous font encore mourir de faim.

 

Hakannibal


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Art. 36 : Semaine hip-hop (17) : Série de photos nostalgiques (8)

1997 encore. Là c'est exagéré, avec les drapeaux derrière et tout, lol. Ce que vous voyez à l'arrière est une partie du château de Bodrum.

Hakannibal


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Art. 35 : Semaine hip-hop (16) : Série de photos nostalgiques (7)

Photo datant de 1997. Haaaaaa, fameuses vacances en Turquie ! Avec Tufan et les frères Ali et Veli de Chareroi (hommage à eux ;-)). En vérité, la voiture était brûlante, à cause du soleil. Heureusement que j'avais de quoi me protéger, sinon la pose m'aurait coûté la peau des fesses, que j'aurais dû laisser dans cette contrée près d'Efes, lol.

Hakannibal


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Art. 34 : Semaine hip-hop (15) : Série de photos nostalgiques (6)

Photo datant de 1997. Encore une pose avec 2-Fan et Memo Man pour faire style "on est à fond dedans et on débat sur de nouvelles idées", lol.

Hakannibal


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Art. 33 : Semaine hip-hop (14) : Série de photos nostalgiques (5)

Photo datant de 1997. Mon cousin Tufan (2-Fan) aux platines, mon autre cousin Mehmet (que l'on surnommait Memo Man) à la batterie, et moi au micro. Quoi ? Il n'y a pas de micro ? Haaahahahahaa, on vous a bien eus hein ? Bein oui, encore une fois, ce n'était qu'un délire, on ne répétait pas vraiment. On n'avait même pas de disques et rien n'était branché, à part nous-mêmes, lol.

Hakannibal

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Art. 32 : Semaine hip-hop (13) : Série de photos nostalgiques (4)

Photo datant de 1997. Je m'y croyais vraiment, quand j'y repense maintenant ! lol. Allez, un peu d'auto-dérision ne fait pas de mal ;-)

Hakannibal


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Art. 31 : Semaine hip-hop (12) : Série de photos nostalgiques (3)

Photo datant de 1998. Là le délire se faisait sur scène, on s'était tous déchaînés durant ce freestyle final ("freestyle" : morceau hip-hop non structuré où plusieurs MC's lachent leur rap chacun à leur tour, en respectant néanmoins un temps de parole équitable). N'est-ce pas Farid, qu'on écrit "freestyle", et non pas "fruit stay" ? Mdrrr. Haalala sacré Farid ;-)

Hakannibal


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Art. 30 : Semaine hip-hop (11) : Série de photos nostalgiques (2)

Photo datant de 1998. Répétition avec quelques MC's d'Anderlecht. Comment on était dedans ! lol. Mais vraiment, on délirait bien ;-)

Hakannibal


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Art. 29 : Semaine hip-hop (10) : Série de photos nostalgiques (1)

Photo datant de 1997. Hommage à Mario, alias DJ Sox ;-)

Hakannibal


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13/02/2004

Voici la description et les paroles de la chanson que vous p

Voici la description et les paroles de la chanson que vous pouvez (ré-)écouter en cliquant sur le lien ci-dessous :

Titre : Delidolu Anthem

DJ Şahin, Hakannibal, Suzan Tacı

1er couplet : interprète : DJ Şahin - composition : DJ Şahin.

2è couplet : interprète : Hakannibal - composition : Hakannibal

Refrain : interprète : Suzan Tacı - composition : Hakannibal

Musique : DJ Eren (Hollande)

Arrangements : Ünal

Contributions : Nuray, Şaziye, Majda, Ersin

 

1er couplet (DJ Şahin / DJ Şahin) :

Ben Şahin, DJ Şahin,

Bu gecede burdayım sizler için,

Farkına varmadan,

Sağına soluna bakmadan,

Kapılıyoruz müziğe,

Dans ediyoruz elele,

Içimizde kalmıyor hiçbir soru,

Çünkü eğlencenin adı "Club Delidolu",

Iki adım öne, bir geriye,

Eller havaya, aynen böyle,

Güzel bir mekan, güzel atmosfer,

Etrafımda güzeller,

Durmadan sallıyor, oynatıyor,

Aman neler oluyor ?,

Başım dönüyor,

Nakarat geliyor, şimdi hep beraber,

Kaldırın kolları, sallansın eller !

 

Refrain (Suzan Tacı / Hakannibal) :

Club Delidolu,

Işte eğlencenin yolu,

Nefes almayı unutma,

Dur biraz solu.

 

2è couplet (Hakannibal / Hakannibal) :

(Haydaaa)

Genellikle yere tükürmem,

Ama tükürdümmü geri silmem, süpürmem,

Dinle Behice,

Izle Hatice,

Inanınki bu geceyi düzenleyen DJ,

Sıradan bir DJ değil,

Hey orada sırıtan, duymuyorsan biraz eğil,

Sıkıcı hayatınızda eğlenmeniz için,

Neşeli ortamda oynamanız için,

Emniyetli olaylara katılmanız için,

Delidolu'nun yaptıkları hep sizin için,

Için, için, ama haddinizi bilin,

Eğlencenin tadı sabırsızlıklarla, sınırsızlıklarla silinmesin,

Hoş niyet değişmesin,

Boşver boşlar inlesin,

Güzel hava essin,

Eserimiz olsun bu gece, heyyy yeni nesil, nasıl dersin ?

 

Refrain (Suzan Tacı / Hakannibal) :

Club Delidolu,

Işte eğlencenin yolu,

Nefes almayı unutma,

Dur biraz solu.

 

Animation (DJ Şahin / DJ Şahin)

Evet şimdi hep beraber,

Önce erkekler sonra kızlar :,

Erkekler "Oooo" (Oooo),

Kızlar "Aaaa" (Aaaa),

Herkes "Ooo Aaa" (Ooo Aaa),

Erkekler "Oooo" (Oooo),

Kızlar "Aaaa" (Aaaa),

Herkes "Ooo Aaa",

Işte bomba !

 

Pour (re-)visionner l'enregistrement en studio : cliquez ici.

J'attends vos impressions ;-)

Hakannibal

PS : Pour les francophones : à ce jour, je n'ai pas encore en ma disposition la traduction française des paroles de cette chanson, mais en gros, ça parle des soirées du Club Delidolu.


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10/02/2004

Art. 27 : Semaine hip-hop (8) : Collaboration avec DJ Sahin (1)

Je vous présente le grand DJ Sahin. En vérité je n'ai probablement pas besoin de le présenter, car ce jeune homme est déjà assez connu dans la communauté turque de Belgique, mais j'aimerais tout de même lui réserver ces quelques lignes. Depuis le début de mon blog j'ai mis un lien vers son site en donnant la description de la perception que j'ai de lui : "Le DJ turc international de la Belgique le plus réputé, mais avant tout un homme honnête, intelligent, sympathique, et malgré son succès, étonnamment modeste !".

Voilà donc, pour le connaître de plus près, il suffit de suivre quelques clics. Au fil de ces clics, tout à coup vous entendrez un son musical. Tendez l'oreille à ce moment-là, si vous n'entendez rien, c'est que vos baffles sont éteints ou défectueux. Donnez leur alors un bon coup affectueux, et écoutez maintenant, vous entendez là ? lol. Cette chanson, l'Hymne du Club Delidolu (équipe d'organisateurs de soirées mensuelles), est le fruit d'une collaboration entre DJ Sahin (Club Delidolu) et moi-même (La Orde d'Or).

Sahin n'est pas un MC initialement, mais il a voulu tenter l'expérience et la bonne idée d'un tel morceau lui est venue l'an passé. Cependant, pendant de longs mois on a peiné à la mettre concrètement en action, alors que l'envie de prendre le micro nous donnait des démangeaisons aux doigts. Il a fallu le stress de la date de la grande soirée aux Pyramides de Rogier qui approchait à grands pas pour nous motiver enfin à prendre nos plumes. Réunis chez lui un soir, en une heure, on pondait chacun notre texte, et il ne nous restait plus que quelques jours pour le mémoriser et le maturer en rap. Par la suite, DJ Sahin a fait appel à quelques personnes pour finaliser ce morceau en studio. Suzan Taci a donc apporté sa magnifique voix ainsi que son précieux talent pour les mélodies R'n'B, et DJ Eren (d'Hollande) nous a fait preuve de sa créativité pragmatique en fournissant une intsrumentale très riche et idéalement adaptée.

Merci à toutes les personnes qui ont contribué à ce morceau ;-)

Voici le lien vers ce morceau : http://djsahin.com/site.htm

Si vous voulez apercevoir les moments d'enregistrement en studio : http://www.fgmedia.be/delidolu.asf

Hakannibal

PS : DJ Sahin (à droite) et moi lors de la grande soirée Delidolu aux Pyramides de Rogier (16/05/2003).


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Art. 26 : Semaine hip-hop (7) : Mon parcours dans ce milieu

Vu que mon enfance avait été baignée dans les mélodies orientales de la musique arabesque et des chants religieux, certains sont étonnés de me voir rapper sur scène actuellement. En fait durant mon enfance j'étais parmi les meilleurs récitateurs du Cor'an, faisant partie des palmarès de quelques concours nationaux. L'an passé encore, j'enseignais l'art du chant coranique à une 20aine d'enfants dans mon quartier (activité que j'ai dû abandonner par manque de temps). Pourquoi je parle de ça ? Tout simplement parce que ces mélodies orientales ont fortement imbibé le style de mon rap.

J'ai commencé à écouter les musiques occidentales vers mes 17 ans. J'avais à l'époque flashé sur le "I can't live" de Mariah Carey, ce morceau m'orientant vers la Soul et autres musiques faisant fortement intervenir le vocal. J'étais un vrai fan des groupes comme BoyzIIMen, Jodeci, (Jo d'làbas;-), etc. Alors qu'initialement le hip-hop me rebutait, j'ai petit à petit commencé à l'apprécier spontanément, tentant aussitôt de faire mes propres premiers pas en rappant des semblants de textes écrits vite fait au brouillon. J'ai commencé à sortir dans les soirées hip-hop et ai été pris de l'envie de monter sur scène quand celle-ci était accessible au public. Au début c'est sûr, beaucoup d'MC's galèrent avec un style "merdique" ; c'était mon cas, mdrrr. Bref ma persévérance et mon fanatisme m'ont poussé à écrire de plus en plus, et comme il n'y a pas de secrets, plus je m'entraînais, plus je développais et affinais mon style.

Je ne dois pas oublier non plus les multiples influences que j'ai subies, des Wu Tang Clan aux Bone Thugs 'n Harmony, en passant par Craig Mack, Busta Rhymes, etc, pour finalement aboutir au Ragga et la Drum 'n Base. Toutes ces influences, mêlées aux mélodies orientales qui m'ont imprégnées dans le passé, ont généré un style actuel fortement mélodieux classable dans le Ragga-Hip-Hop.

Tout ceci ne concerne que mon adolescence, de mes 17 à 22 ans. Depuis lors, je ne suis plus autant dedans, je suis largué de l'actualité musicale, et mes rédactions de textes sont très sporadiques, ne passant à l'action qu'aux occasions où des amis m'invitent à faire un morceau avec eux (Konspiration du triple H, DJ Sahin, etc).

Hakannibal

PS : Photo datant de 1998, lors d'un passage sur scène avec mon cousin Tufan. Lui ne rappait pas, mais accompagnait mes scansions en appuyant mes vers sur scène. Et non, je ne travaillais pas pour la STIB, mdr.


13:45 Écrit par Hakannibal | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Art. 25 : Semaine hip-hop (6) : Point de vue sur ce style de musique

Remarques préliminaires : - Hip-hop : style musical avec d'une part la musique et d'autre part des arts annexes comme le grafe, le breakdance, le DJ'ing (et selon certains, le skating aussi)

- Rap : paroles scandées dans la musique hip-hop

- MC ou rappeur : celui qui fait du rap

Pour ceux qui n'y sont pas initiés, le hip-hop apparaît souvent comme un style barbare car violent et sombre, monotone car sans mélodie ni créativité. En vérité, pour comprendre un style musical, il faut être dedans, car c'est seulement quand on pénètre dans un domaine qu'on en voit ses finesses.

Artistiquement parlant, le hip-hop est un style qui comporte certains codes. Le plus important, à mon goût, est celui qui demande à chaque MC ("master of ceremony" = "maître de cérémonie") de ne rapper que ses propres paroles et avec son propre style. Vous ne verrez jamais 2 rappeurs avoir le même style, car ils vont différer soit dans la cadence, soit dans l'intonation, soit dans le débit, soit dans la mélodie, etc. Oui, vous avez bien entendu mélodie. En effet, le rap est loin d'être un débit de paroles sans changements de ton, ceux qui ont l'oreille musicale le comprendront assez aisément. Un des autres codes qui me plaît beaucoup est celui qui exige de ne jamais passer sur scène en play-back. Les rappeurs se donnent donc toujours au maximum en live, la rapidité des textes à chanter demandant une gestion minutieuse de la respiration.

Vous trouverez beaucoup d'autres sources qui décriront ce style ou son histoire. J'aimerais toutefois éviter les sentiers battus et remonter carrément jusqu'à l'Antiquité pour retrouver les premiers rappeurs ! En effet, durant mes études secondaires en section latine, on nous initiait à la scansion latine, qui consiste en une forme de chant poétique que je trouve assez proche du rap !

Actuellement, ce qui est dommage avec le hip-hop, c'est que trop de rappeurs et groupes ne s'exercent que dans des textes qui se plaignent constamment, parlent sans cesse d'argent, font l'éloge de la violence, ont des vers bourrés d'insultes, réduisent les femmes à l'état d'objet, etc. Cette tendance actuelle et majoritaire est pourtant une déviation du hip-hop initial, car celui-ci était à la recherche de vérités sans sombrer dans le défaitisme, était dénonciateur d'injustices mais n'oubliait pas le respect. Ce sont les raisons pour lesquelles les ¾ des morceaux qui sortent actuellement ne me plaisent pas dans leur contenu, car désormais peu de rappeurs tentent d'être suffisamment originaux et intelligents.

Hakannibal

PS : Photo prise lors d'une émission radio à Radio Campus, début 1998. Un grand nombre des figures montantes du hip-hop bruxellois était invité. Spécial dédicace à eux, cette photo me rappelle trop de bons souvenirs, vive le délire ;-). Euuuh, oui, vos yeux ne vous trompent pas, j'avais les cheveux longs ! lolll.


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Art. 24 : Semaine hip-hop (5) : L'histoire de mon prénom : 5- Conclusion

Beaucoup de personnes m'ont jugé et continuent de me juger pour ce changement de prénom. Ces mêmes personnes sont du style à juger n'importe qui sur toute chose qui diffère ou dévie de leurs habitudes personnelles ou communautaires (phénomène de l'inertie communautaire). Ce genre de comportement a toujours existé et continuera d'exister, je continuerai donc à tracer la route qui me convient, tant pis pour ceux qui agissent en fonction de la perception primaire qu'ils ont des gens. "Hakan" était initialement un surnom, mais je m'y suis identifié d'une telle manière que je le considère désormais comme mon prénom (mon surnom étant "Hakannibal", pour l'instant, lol). Les raisons ont été explicitées dans les 4 articles qui précèdent. Merci pour ceux qui ont pris le temps de les lire et qui m'ont compris, merci de marcher sur les sentiers de la tolérance et d'être du nombre de ceux qui sont ouverts d'esprit.

A. K. Hakan (Abdulmuttalip Kaya Hakan)

PS : Un grand merci à DJ Sahin pour cette photo / fond d'écran :-)


00:45 Écrit par Hakannibal | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

Art. 23 : Semaine hip-hop (4) : L'histoire de mon prénom : 4- Le sens personnel profond

a- Mon interprétation initiale du prénom "Hakan" :

Pour moi, "Hakan" se lit de deux manières :

1 : Hak-An (en turc : "Hak" = "la Vérité", un des attributs et surnoms de Dieu en Islâm ; "An" vient de "anmak" = "invoquer" è "Hak-An" : celui qui invoque Dieu).

2 : Ha-Kan ("Ha" n'a pas de signification précise ; "Kan" = "le sang").

A mes 19 ans, j'étais encore fortement axé sur la religion et mon origine nationale. Ces deux manières de lire ce prénom me convenaient donc parfaitement, car d'un côté cela reflétait mon côté religieux ("Hak-An" : "celui qui invoque Dieu"), et de l'autre côté, mon côté nationaliste, car le drapeau turc trouve sa signification la plus profonde dans sa couleur rouge, qui y symbolise le sang des martyrs ("Ha-Kan" : "le sang").

Ceci était une interprétation personnelle, car le sens initial officiel du prénom "Hakan" (et de tous les prénoms se terminant par "-kan" ou "-han") est "chef", "empereur", "roi", etc (cfr. "Gengis Khan").

b- Mon groupe hip-hop : la Orde d'Or :

Tout d'abord je vais expliquer le choix du nom de mon groupe. La Horde d'Or était un grand empire turc s'étalant sur les territoires centraux de l'actuelle Russie, entre le XIIIè et le XVè siècle. Mais le choix de ce nom de groupe vient moins de cet aspect historique que du mot "Horde" lui-même. En effet, ce mot est d'origine turque, car il vient de "Ordu" = "armée". C'est justement parce qu'initialement, en turc, ce mot ne contient pas de "H" que je l'écris moi aussi sans "H" en français, symbolisant ainsi un retour aux sources. C'est ce symbolisme qui constitue la raison profonde pour laquelle j'ai choisi "La Orde d'Or" comme nom de groupe.

Le nom du groupe trouvé, il fallait lui chercher un logo. Je me suis rendu compte, après avoir manipulé pendant des heures les lettres de "Orde d'Or", que si je ne prenais que les 2 majuscules (les 2 "O") et que je les croisais, je faisais apparaître 2 croissants de lune. Ceci était plus que bien tombé, vu que je pouvais colorier un des croissants en rouge (référence à mon aspect nationaliste, et donc à "Ha-Kan"), et l'autre croissant en vert (couleur de l'Islâm et donc référence à mon aspect religieux ainsi qu'à "Hak-An").

Une fois les 2 "O" de la "Orde d'Or" croisés, le centre du logo me semblait relativement vide. Je me suis alors proposé de le remplir avec des symboles adéquats des membres du groupe : mon cousin et moi. Mon cousin s'appelle Tufan et on se plaisait à écrire son prénom sous la forme de "2-Fan" (qui pouvait aussi se lire en anglais comme "Too Fan" = "trop fan"). Mon surnom "Hakan" signifiant officiellement "chef", "empereur", etc, nous lui avons aussi attribué la traduction de "Sultan". En continuant à m'amuser avec les manipulations des lettres, j'en suis venu à repérer une bonne manière de croiser le "S" de "Sultan" et le "2" de "2-Fan". Cette manière consiste à écrire ces 2 caractères de façon à avoir une continuité entre eux, faisant en sorte que ni le "S", ni le "2" ne se retrouve au-dessus ou en-dessous l'un de l'autre. Ceci symbolisait le fait que mon cousin et moi étions sur le même point d'égalité.

Le logo de la Orde d'Or venait donc de trouver sa forme définitive, en combinant les deux "O" du nom du groupe d'une part, et les deux initiales des surnoms des membres du groupe d'autre part.

c- Actuellement :

Si à mes 19 ans j'étais nationaliste et religieux, actuellement je suis un amoureux profond de l'Humanité et de la Nature. Je ne vais pas expliquer comment j'en suis venu à évoluer de manière aussi radicale, mais le fait est que je suis beaucoup plus en accord avec moi-même, car j'essaye de penser et d'agir avec une honnêteté intellectuelle basée sur l'esprit critique. Cette évolution reste toutefois fidèle au logo du groupe et à la manière de lire mon surnom "Hakan", car la couleur rouge reflète désormais cet aspect humaniste, et la couleur verte symbolise la Nature, objet de ma spiritualité.

PS : Que pensez-vous du logo ?


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09/02/2004

Art. 22 : Semaine hip-hop (3) : L'histoire de mon prénom : 3- L'identification définitive

Alors qu'initialement le surnom  de "Hakan" était pris occasionnellement, vers mes 19 ans je m'y suis définitivement identifié, car le hip-hop a apporté un ensemble conceptuel à certaines choses de ma vie, en l'occurrence le profil de mon surnom ainsi que celui de mon groupe musical, que je voulais fidèles à mes idées et convictions.

PS : Photo datant de 1998.


22:41 Écrit par Hakannibal | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Art. 21 : Semaine hip-hop (2) : L'histoire de mon prénom : 2- Le complexe initial

Malgré la très belle signification de ce prénom, il m'a été un handicap durant mon enfance, car vous connaissez les gosses : dès qu'un prénom peut être pris à la dérision, ils n'hésitent pas, ce qui a fait que les "bouboule", "bidule", "ma boule" ont été mes lots quotidiens. La palme d'or revenait à un gars très créatif qui m'a carrément sorti le fameux "Abdul Ma Tulipe", que j'ai actuellement modifié en "A Boule Ma Tulipe" pour en faire un de mes pseudos sur MSN, lol. Bref, jusqu'à l'âge de 17 ans, j'ai été relativement complexé par mon prénom, allant même jusqu'à le prononcer à peine tout bas quand il s'agissait de me présenter, car les gens n'y pigeaient jamais rien, son imprononçabilité ("Abdul machin quoi ?" lol) les menant à ne pas le retenir du tout.

Ce complexe initial m'a tenté de me prendre un autre prénom, que j'ai voulu plus "stylé" pour faire bon effet et surtout plus facilement mémorisable tout en ne portant pas à la moquerie. Comme j'appréciais beaucoup le prénom "Hakan", j'ai commencé à le prendre occasionnellement, au début. Et j'ai bien fait, car je me sentais beaucoup plus à l'aise face aux nouvelles connaissances, vu que comme je l'espérais, ce prénom passait mieux.

PS : Photo datant de ma 6è secondaire (16-17 ans).


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Art. 20 : Semaine hip-hop (1) : L'histoire de mon prénom : 1-Introduction

Dans mon quartier et les milieux que je n'ai fréquentés qu'avant mes 16 ans, très peu de gens savent que je me fais appeler "Hakan", car ils ne me connaissent que d'après mon vrai prénom : Abdulmuttalip (qui signifie, en arabe : "serviteur de celui qui a enseigné"). Les diminutifs habituels de mon prénom étaient donc soit "Abdul" pour certains, soit "Muttalip" pour d'autres.

PS : Photo datant de ma 1ère secondaire (11-12 ans). Qui peux retrouver où je suis ? :-p. Que ceux qui le savent déjà se taisent évidemment ! lol. Si vous reconnaissez d'autres têtes, venez en parler aussi ! ;-)


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Art. 19 : Place d'honneur pour quelqu'un d'exceptionnel

Dégagez-vous, faites de la place, voici miss Gülbahar, la fille qui a découvert l'art de vivre. A l'occasion de son anniversaire, en ce 9 février, j'aimerais lui réserver un article entier. Cette personne est unique dans son genre. Jamais je n'ai croisé quelqu'un d'aussi riche intérieurement, d'aussi humaniste, d'aussi spirituel, d'aussi positif, d'aussi sensible, d'aussi valeureux ! Gülbahar réunit tellement de qualités en une seule personne (en plus de son charme !) que je la surnomme la fille "2 en 1". Si vous avez un jour la chance de la rencontrer, vous vous en rendriez très vite compte vous-mêmes.

Actuellement, cette perle rare est en Asie, où elle a entamé, il y a deux mois de ça, un circuit de 10 mois traversant plusieurs pays (Thaïlande, Laos, Viet-Nam, Cambodge, Inde, Ouzbékistan). Voulant réaliser un rêve d'enfance, elle préparait ce voyage depuis plus d'un an, dans un but purement personnel de découverte du monde, de quête intérieure. Je soutiens très sincèrement cette initiative de sa part, je ressens très fortement qu'elle devait le faire, que cela fait partie de sa Légende Personnelle (cfr. "L'Alchimiste" de Paulo Coelho).

Chère amie, même si je n'ai pas eu l'occasion de te l'exprimer ces dernières semaines, sache que tu nous manques énormément, à moi et tes autres ami(e)s. Je souhaite du fond du cœur que ton voyage se déroulera de la meilleure manière possible. N'oublie jamais que tu as tout mon soutien (quant à mes soutiens, je ne peux pas te les donner : je n'en ai pas, lol), et ne laisse jamais diminuer cette extraordinaire force qui est en toi, qui fait de toi l'être hors du commun que tu es. Un très joyeux anniversaire à toi, à bientôt.

Hakannibal

16:29 Écrit par Hakannibal | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

06/02/2004

Art. 18 : Age of Empires II : the Conquerors

"Sabre, pour mon Empire, aiguisé,

Pire, sous mon armure déguisé,

Je vous attends près des Pyramides de Guizèh !"

Ce petit texte est l'un des pseudos que je prends de temps en temps sur MSN. Il annonce une partie de ce jeu qui va se jouer en réseau avec des amis. Conquerors est l'un des seuls jeux auxquels j'ai vraiment accroché, après les échecs. Il est compliqué à apprendre, mais une fois qu'on s'y connaît, quel bonheur ! lol.

Il y a 2 ans de ça, on se fixait rendez-vous sur le net tous les vendredis soirs vers 20 heures, une bande d'environ 8 passionnés qui rivalisaient en stratégies, tout ça dans une ambiance bon enfant. De temps en temps maintenant, quelques rescapés de ce groupe et moi-même faisons encore volontiers quelques parties, quand nos disponibilités nous le permettent.

Conquerors est un jeu de stratégie jouable contre le pc ou en réseau contre d'autres joueurs. Il met en scène des armées médiévales, allant des Mongols aux Aztèques, en passant par les Sarrasins, les Turcs, les Francs, les Celtes, etc. Parmi tous les jeux du même style, à mon goût, c'est le seul qui combine la souplesse de jeu à un scénario réaliste.

Le phénomène du jeu est vraiment incroyable. Une fois qu'on est dedans, plus rien ne peut nous perturber. Une personne de votre famille peut entrer dans votre chambre et vous parler, vous ne la voyez et ne l'entendez même pas, tellement vous êtes pris. A forte dose, évidemment que c'est nocif, mais tant que les doses sont raisonnables, je dirais que le jeu est au contraire bénéfique. Je trouve par exemple que, personnellement, c'est un excellent moyen de me déconnecter de la réalité quelques instants, ce qui est particulièrement le bienvenu lors de mes moments de tristesse, énervements, stress, etc.

Hakannibal, conseiller stratégique, lol

PS : La copie d'écran ci-dessus est tirée d'une partie pouvant mettre en scène un maximum de 75 unités de population. J'ai fait monter ce chiffre à 839 en convertissant des unités ennemies une par une, durant quelques semaines, du temps où je devais plutôt penser à travailler mon mémoire de fin d'études, mdr.


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05/02/2004

Art. 17 : Histoire ou histoires ? Elmöm et Tumöm

Au XIIième siècle de notre ère, vivaient dans les régions de l'actuelle Finlande deux frères jumeaux s'appelant Elmöm et Tumöm, issus de la famille des Ank. Elmöm était plutôt rêveur, combattant et impulsif, Tumöm était plutôt terre à terre, pacifiste et réfléchi. Malgré cette différence de caractères, les deux frères étaient inséparables et s'aimaient beaucoup.

Ils aimaient chacun une fille, Elmöm Ank était secrètement et éperdument amoureux de Nimoutch une très jolie princesse dont la parents avaient été écartés du trône par l'invasion suédoise. Tandis que Tumöm Ank vivait une relation épanouissante avec Ruukevät, une fille aux mille et une qualités. Elmöm enviait Tumöm pour son habileté à pouvoir s'exprimer si facilement et avec tant de rhétorique, et ne pouvait confier son amour qu'à lui. Tandis que Tumöm aurait voulu ressentir les choses aussi profondément et intensément que son frère.

Un jour ils vinrent à se séparer, car Tumöm Ank, du fait de sa nature pacifiste, ne rejoignit pas les rangs de la résistance qu'avait organisée son frère contre l'occupant suédois. En l'an 1158, Elmöm Ank périt dans une embuscade de l'ennemi. Il était trop sûr de lui, lors d'une de ses attaques d'un contingent de réapprovisionnement de l'armée suédoise. Croyant pouvoir être encore une fois victorieux, lui et ses mercenaires furent pris d'assaut par une fourmilière de soldats ennemis dissimulés dans les charrettes sensées transporter nourriture et matériel de guerre. Son frère s'en voulut toute sa vie de ne pas avoir pu l'aider, car il aurait pu lui être un excellent conseiller stratégique et lui éviter cette erreur.

Hakannibal


15:42 Écrit par Hakannibal | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

01/02/2004

Art. 16 : La fête du Sacrifice

Je souhaite une excellente fête du Sacrifice à tous les Musulmans. Puissent ces jours sacrés être bénéfiques pour toute l'humanité. Que les élans de paix augmentent et que les souffles de haine, d'intolérance et de violence disparaissent.

J'aimerais faire passer un message à tous les lecteurs ici. On se plaint souvent de l'intolérance des autres, "ce peuple-ci est raciste", "cette religion-ci est intolérante", "cette culture-ci est arriérée", etc… Des expressions qui datent du début de l'humanité et qui ne disparaîtront probablement qu'avec elle. Ceci dit, l'Histoire nous apprend une chose fondamentale : la peur de "l'autre" est bien souvent basée sur des préjugés, parce que cet autre nous est inconnu, méconnu. La plupart des gens se prennent à accuser les autres de racistes ou de xénophobes, mais ne se rendent souvent pas compte de leurs propres pensées ou comportements intolérants. Traiter quelqu'un de raciste est devenue une accusation si facile qu'elle est malheureusement souvent indicatrice du propre niveau d'intolérance de la personne même qui sort cette accusation.

Bref, ce que je veux plutôt exprimer en l'occasion de cette fête des Musulmans, c'est le fait que ni la plupart des Musulmans lors des fêtes chrétiennes et autres, ni la plupart des Chrétiens et autres lors des fêtes musulmanes ne se souhaitent réciproquement les bons vœux comme le bon usage le voudrait. On aimerait tous que la paix absolue règne, que l'intolérance disparaisse définitivement, mais peu d'entre nous sont conscients des petits riens qui font parfois tellement d'effets. Je ne parle pas de fêter avec les autres une fête qui n'est originellement pas dans notre culture ; ça, chacun le fait s'il en a envie. Je parle juste du fait de souhaiter une bonne fête à nos voisins, amis, collègues qui sont de cette autre culture. Un geste simple et gratuit qui fait tellement plaisir, qui améliore tellement les relations humaines. Alors réapprovisionnez vos coeurs de bonne volonté et n'hésitez pas à le montrer ! (montrer votre bonne volonté, pas votre cœur, lol :-p).

J'insiste, ce message est valable pour tout le monde, quelle que soit son origine culturelle, ethnique ou religieuse.

Hakannibal


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